
Pas vraiment, à lire comment les cybercriminels procèdent dans les articles web de nos chaînes publiques : « Cyberattaque contre le Service public wallon : la Région a déposé plainte, plusieurs services encore impactés » sur le site de la RTBF » ou « Bijna helft van Vlaamse bedrijven kreeg vorig jaar te maken met cyberaanval: Aantal ligt schrikwekkend hoog » op de website van de VRT (en néerlandais).
Pour vous, indépendant, le sujet devient même aussi incontournable que votre déclaration TVA.
La bonne nouvelle est que vous n’êtes pas seul pour affronter cette menace. Le Centre pour la Cybersécurité Belgique (CCB) vous fournit, via Safeonweb at Work, des moyens pour vous protéger des cybermenaces. Outils et information s’y trouvent gratuitement à votre disposition.
« Mais qui peut bien m’en vouloir ? »
Bonne question, quand on n’est qu’un petit poisson dans l’océan digital. Pourquoi des pirates informatiques vous attaqueraient-ils alors que les comptes de grosses entreprises abritent bien plus d’argent ? Réponse simple : parce que vous une proie facile.
Les cybercriminels savent que bon nombre d’indépendants ne disposent pas de département IT, n’utilisent pas de coûteux logiciels de sécurité et réutilisent souvent les mêmes mots de passe. De quoi leur laisser espérer un butin facile.
Quel impact ?
Si vos données ou celles de vos clients tombent en de mauvaises mains, le problème est grave. Jugez plutôt :
- fuites de données : des informations confidentielles sur vos clients se retrouvent « dans la nature » ;
- ransomware : l'ensemble de votre système est pris en otage, avec obligation de payer une rançon pour y accéder de nouveau ;
- usurpation d'identité : des escrocs en possession de vos données personnelles ou de vos identifiants les utilisent librement à votre insu.
À éviter à tout prix, non?
Que faire ? (à part cesser d’utiliser le mot de passe « 1234 »)
Guère besoin d'être expert en informatique pour sécuriser davantage votre vie numérique. Parmi les mesures simples à prendre :
1. Utilisez des mots de passe forts
Les mots de passe constituent le point faible dans la sécurisation des comptes en ligne. Sachant que « 1234 » ne compte pas comme mot de passe…
Plus il est long, meilleur il est. Les longs mots de passe sont plus difficiles à pirater et donc plus efficaces. Ils doivent être composés d’au moins 12 signes, présentant une combinaison de lettres minuscules et majuscules, de chiffres et de symboles pour en renforcer la complexité. Vous pouvez aussi opter pour un mot de passe qui soit une phrase. Consultez à ce sujet la vidéo Sécurisez vos comptes en ligne de Safeonweb.be.
Mieux vaut en outre opter pour une authentification à deux facteurs.
2. Configurez l’authentification à 2 facteurs (2FA)
Pour accéder à vos comptes en ligne, vous devez prouver votre identité, par exemple à l’aide d’un mot de passe ou d’un code PIN : procédés que vous connaissez déjà. Si vous activez la 2FA, vous ajoutez aux mot de passe/code PIN une deuxième forme d’identification. Ce peut être une des formes d’identification ci-dessous :
- quelque chose que vous avez : un code reçu par téléphone ou par une app d’authentification ;
- quelque chose qui vous est propre : votre empreinte digitale, votre visage ou l’iris de votre oeil.
3. Vérifiez si le lien est vrai ou faux
Le phishing consiste, pour les cybercriminels, à vous envoyer un lien vers un site web frauduleux. Par exemple une copie d’un vrai site bancaire. Ils tenteront ainsi de s’emparer de vos codes d’accès. Précaution importante : vérifiez toujours l’URL. Si vous ignorez comment faire, consultez le module Regarde où tu vas de Safeonweb.be.
Allez-y surtout
Tout ne doit pas être parfait du premier coup. Avancez progressivement : chaque étape est un pas supplémentaire dans la bonne voie.
28 / 08 / 2025